Anoucheka Gangabissoon
Nous nous efforçons de croire
Que nous pourrons apprivoiser ce monde
Mais nous restons des fourmis qui fuient au moindre bruissement d’air
Nous nous voyons déçus par la tournure de la plupart des événements
Et
Nous recherchons toujours plus de plaisirs dans ce monde
Tout en nous ennuyant au fur et à mesure que nous nous y habituons,
Au point de les tenir pour acquis
Les hommes de ce monde revendiquent leur autorité
Leur force se vante d’elle-même
Et leur supériorité se moque des plus faibles
Tandis que les femmes de ce monde
Pleurent en silence face à l’injustice dont elles se voient victimes
La vie dans ce monde peut être juste pour certains
Et injuste pour d’autres
Pourtant, nous restons tous des fourmis fuyant le simple souffle du vent
Priant les dieux de nous garder heureux et satisfaits
Les humains sont prêts à tout, même à tenter de dépasser leurs limites
Pour prouver qu’ils peuvent apprivoiser ce monde
Mais la vie ici reste un livre dont les chapitres sont toujours en train d’être écrits
La fin ne sera jamais connue
De nouvelles pages s’ajoutent chaque seconde
Quand une bougie s’éteint
D’autres brillent encore et éclairent ceux qui dansent dans l’obscurité
Quand une âme s’en va
D’autres se rendent utiles selon les exigences de leur destin
Nous sommes des fourmis, même si nous sommes plus grands
Nous sommes des fourmis, menant des existences fragiles
Nous sommes des fourmis et nous en resterons ainsi tant que ce monde existera !