by Anoucheka Gangabissoon
Ces airs de violon tristes jouent pour moi, du plus profond de mon cœur
Le moment où l’amour m’a déçu
Le moment où je suis devenue un jouet, le moment où je suis devenue une poupée malade
Pour être utilisée à volonté et jetée sans autre forme de procès.
Ces tristes airs de violon font couler mes larmes
Même si l’air de la nuit est doux et que les étoiles scintillent extatiquement
Heureux d’exister, même s’ils sont les seuls à être conscients de leur but
L’amour est un grand mot, lourd, parfumé et porteur d’un double sens
Il peut m’élever
Comme il peut me briser
Il peut me donner des ailes
Comme il peut m’enterrer au fond de son tombeau
Il peut me faire danser même si je ne sais pas comment faire
Comme il peut me faire tomber des plus hauts sommets s’il le souhaite
Perdue dans ma petite vague ondulante et désordonnée
J’élabore un poème à partager avec les airs de violon tristes
Pour que mon cœur trouve assez de volonté pour respirer
L’amour est un mot si puissant,
C’est quelque chose que je ne souhaite pas connaître
Surtout pas sur cette Terre déchue,
Qui reste trop dure pour mon cœur fragile !
Ces tristes airs de violon, comme des vagues scélérates
S’écrasent sur les fleurs de mon cœur
Alors que je suis transportée à une époque
Où l’amour, que je voulais glorifier
Me transformait en monstre nocturne, capable de
Fonctionner uniquement le jour
Tout en devant me cacher à la tombée de la nuit !

Anoucheka Gangabissoon is a Primary School Educator in Mauritius. She writes poetry and short stories as hobby.