SHE/HER/ELLE

by

Dovishka Muskaan Shaib

Born to be “she”,
She embodies the beauty of “her” in her body,
Meant to bloom into “Elle”
She thought it would be easy,
What could stop her,
After all she is simply being “she”,
Silly her, she did not know,
Tragic her, she would not know,
She would have a bit of “he” in her “She”
A “he” forced to be,
A “he” that would protect her, from free judgements of being “She”,
A “he” that would soothe the absence of other “HEs”
A “he” that would guard her from the sexual mistreats,
From unfaithful “HEs”, From the wrong “HEs”
A “he” that would take care of her abandoned children,
A “he” that would take care of her family,
But she was meant to be “she”, to be “Elle”,
How come this masculinity,
Where is her Femininity,
Where is “she”
Where is “elle”
Silly her,
She just had to be “she”
Tragic her,
She was forced to be “he”

You have one life, be yourself, who knows that you being too much is the light of someone else.

La Route

Anoucheka Gangabissoon

Les brumes sont levées
La route apparaît
La vision s’éclaircit,
Un air de piano joue dans mon cœur
Remplissant mes déserts
De jaillissements d’eau à l’infini
Les plantes et les fleurs fleurissent
Se balançant toutes au gré de mes caprices féminins

Les brouillards se lèvent
Le temps est venu
De faire d’hier, mon lendemain
Les regrets continueront d’essayer à se sculpter
Dans mes souvenirs
Ils continueront à essayer de tuer mon cœur
Mais comme les brouillards
Ils disparaîtront aussi

Et moi, comme un mystère
Je pivoterai dans l’air
Et je jouerai des instruments dont je ne connais pas le nom
Pour dire à l’amour de me suivre
Car le chemin est apparu
Nous accueillant tous les deux en beauté

Le tempo s’élève
Et le Monde lui-même danse,
Extasié par cette splendeur au goût exquis de chocolat !

Blues

Anoucheka Gangabissoon

Un vent froid me froisse
Brassant des regrets oubliés

Une fois, je m’étais transformée en ombre grumeleuse
Repoussant même la lueur de la lune
Qui me fronçait les sourcils, à chaque fois
Que j’essayais de chanter pour elle

Pourtant, la chaleur de l’amour
A quand même essayé d’orner ma couronne
Pour me sculpter
En sa princesse de vertu

Perdue dans mon brouillard
J’ai repoussé l’amour
Ne sachant pas si j’aurais pu me vanter d’être
Tout ce que l’amour pensait voir en moi
Car un talisman brisé
Est certainement destiné à être mis de côté,
Jeté et laissé à l’abandon

Aujourd’hui, alors que le temps s’est écoulé
Je regrette une jeunesse gâchée par une manque de confiance
Toutefois, je ne peux que me concentrer sur
Comment serait mon départ de ce monde
En espérant que ce qui a été un regret
Se transformera en réalité à la prochaine étape de la vie

A Lesson

Anoucheka Gangabissoon

Should there be a reason
To find that love, or duty,
Or values, or even rigor
Hold no meaning?

Or is it to be understood
That we all revolve
Around nothingness
And that what becomes
Our prime cause
Is in fact just a game of life?

We fall from those high rise boulders
Upon which we boast of ascending
We fall from the comfort
Unto which we grope on to,
Out of fear of cold winds
That can easily blow us down
Should we find ourselves alone

We become heartbroken
At the realization that love,
Or duty, or values, or even rigor
No longer holds any meaning for us!

The purpose of our journey remains veiled
We are allowed to witness only
Our paths and our companions
And we find that we are no different from
Those who just appear in this world
For reasons not known to anyone!

Love, duty, values, and even rigor,
Why, we shall lose them all
And even more than we shall ever imagine
For this world is a perfect teacher,
Having the expertise to make us understand
That here, nothing belongs to us!

Nos vies

Anoucheka Gangabissoon

Nous nous efforçons de croire
Que nous pourrons apprivoiser ce monde
Mais nous restons des fourmis qui fuient au moindre bruissement d’air

Nous nous voyons déçus par la tournure de la plupart des événements
Et
Nous recherchons toujours plus de plaisirs dans ce monde
Tout en nous ennuyant au fur et à mesure que nous nous y habituons,
Au point de les tenir pour acquis

Les hommes de ce monde revendiquent leur autorité
Leur force se vante d’elle-même
Et leur supériorité se moque des plus faibles
Tandis que les femmes de ce monde
Pleurent en silence face à l’injustice dont elles se voient victimes

La vie dans ce monde peut être juste pour certains
Et injuste pour d’autres
Pourtant, nous restons tous des fourmis fuyant le simple souffle du vent
Priant les dieux de nous garder heureux et satisfaits
Les humains sont prêts à tout, même à tenter de dépasser leurs limites
Pour prouver qu’ils peuvent apprivoiser ce monde

Mais la vie ici reste un livre dont les chapitres sont toujours en train d’être écrits
La fin ne sera jamais connue
De nouvelles pages s’ajoutent chaque seconde

Quand une bougie s’éteint
D’autres brillent encore et éclairent ceux qui dansent dans l’obscurité
Quand une âme s’en va
D’autres se rendent utiles selon les exigences de leur destin

Nous sommes des fourmis, même si nous sommes plus grands
Nous sommes des fourmis, menant des existences fragiles
Nous sommes des fourmis et nous en resterons ainsi tant que ce monde existera !

La symphonie de nos origines

Anoucheka Gangabissoon

Je suis une fleur
Et toi, un arbre
Je donne le parfum, le plaisir aux yeux
Toi, tu donnes des fruits
Je nourris l’écosystème dans lequel tu vis
Et toi, tu me donnes de l’ombre
Et des fondations solides, car tes racines
Resserrent le sol dont nous avons tous deux besoin
Pour pouvoir rester debout

Je suis une abeille
Et toi un poisson
Je permets à la vie de continuer à prospérer
Tandis que tu nourris les humains
J’existe dans ma propre réalité
Faite de fleurs et de pollen
Tandis que toi, tu vis dans l’océan
Deux milieux différents qui voguent
Sur une Terre qui n’appartient à aucun d’entre nous

Je suis un être humain
Tout comme toi
J’ai les mêmes veines, le même cœur,
Le même sang, le même cerveau que toi
J’ai le même besoin de nourriture
De compagnie et d’amour
Je ressens la même chose que toi lorsque
Je me retrouve dans des situations
Où je suis heureuse, triste, en colère ou humiliée

Je suis un être humain
Et toi aussi
Notre différence n’est que notre mode de vie,
Notre culture, nos croyances
Et si on les creuse,
On verra qu’elles sont toutes les mêmes
Ayant évolué d’une époque vraiment ancienne

Je suis un être humain
Et toi aussi
La texture de mes cheveux est peut-être différente de la tienne
La couleur de ma peau est peut-être plus pâle
Mais quelle importance ?
Quand ce monde est conçu pour être un lieu de villégiature touristique
Dans lequel nous avons un temps limité

Quelle importance ?
Quand nous ne sommes toujours pas sûrs
De l’essence de l’univers
Et même de celle de notre existence
Quelle importance ?
Quand, malgré toutes nos différences
Nous souffrirons tous de la même façon dans la vieillesse
Avant de se retrouver entre les mains froides
De la même terre qui abrite l’arbre et la fleur
Qui ont besoin l’un de l’autre pour permettre
A l’écosystème qui nous maintient en vie de vibrer !

Nous ne faisons qu’un
Toi et moi
Je suis l’idée et tu es le travail
Nous sommes tous deux nécessaires pour créer
Je suis la voix et tu es la pensée
Nous sommes tous deux nécessaires pour la vie
Je suis la force et tu es le repos
Nous sommes tous deux nécessaires pour créer l’équilibre d’un être humain
Je suis toi
Et toi, tu es moi
Le miroir ne ment pas
Nous ne faisons qu’un
Parce que la symphonie de nos origines
Continue à jouer et nous ne connaissons toujours pas le chef d’orchestre !

Anoucheka Gangabissoon is a Primary School Educator in Mauritius.

Love

by

Dovishka Muskaan Shaib

It is said and taught,

That love is the most precious of all,

Going beyond race, colour and norms,

Proving that hearts can be made out of gold,

It is said and taught,

That love is the greatest of all,

Curing the harshest sores,

Brings up warm and hope,

Like the sun after a storm,

Love is the remedy of all,

But is its own enemy after all,

As precious as it is,

As fulfilling as it seems,

Love, sometimes hurts more than it heals,

And takes more than it gives,

Love as vivid as it is,

Rewrites the story of fate,

Making your favourite mate,

Become the biggest reason to hate,

Famous for creating games,

Love becomes uneasy to tame,

Causes more losses than gains,

Gets called by different names,

And drives us insane!

You have one life, be yourself, who knows that you being too much is the light of someone else.

Blues hivernal

Anoucheka Gangabissoon

Le temps passe
La vie suit son cours
Et il en est de même pour mon corps
Mes pieds s’affaiblissent
Mon rythme ralentit
Et mes yeux s’usent

Le moment est proche
Ce que j’attendais
Depuis le jour où je suis tombée amoureuse du ciel
Le jour où je quitterai mon corps
Et que j’entrerai dans le monde tant promis

Le temps passe
La vie fait naître de nouvelles saisons
Qui dansent toutes sur les airs éternels du même piano
Qui a joué pour moi,
Pour mes ancêtres
Et meme pour le reste du monde

Le temps passe tranquillement
Mon petit cœur bat à tout rompre
Mes exploits s’accroissent
Pourtant, la vieillesse me terrasse peu à peu

Des larmes perlent à mes yeux
Mais je souris alors que les vents de la nouvelle vie
Jouent avec mes cheveux et me rafraîchissent la peau

O Muse

Anoucheka Gangabissoon

M’as-tu quitté, Muse ?
Je ne te sens pas
Je ne t’entends pas
Je ne rêve pas de toi
Et il fait si froid dehors
Si froid que le seul réconfort
que je me donne
C’est de savoir que je peux me noyer dans tes
vagues terrifiantes
Si les nuits sombres le veulent

Ces vagues, moi seule ai senti leur fureur
Moi seule les ai entendues gémir
Alors qu’elles s’écrasent contre les falaises
Sans se soucier de ces créatures marines
Qui ne peuvent ni se reposer, ni faire de pause
Car leur combat dure toute une vie

Ces vagues, moi seule ai senti leur fureur
Moi seule ai osé les toucher
De mes mains nues
Et moi seule sais à quel point elles sont puissantes
Car,
Elles peuvent envahir les terres
Si telle est ta volonté

M’as-tu quitté, Muse ?
La vie qui respire en moi
N’a de sens que
Quand tu es là
Sans toi,
Tout le reste ne devient que de la machinerie vide !

INFINITY

by

Dovishka Muskaan Shaib

Lost in the thoughts of you,

There was fear of losing you,

Tears would keep memories alive,

Crying was blissful and not sinful,

That love was so pure,

That love was so special,

Allowing it to fade away was unforgivable,

Forgetting about it was unpardonable,

If being far from you could keep you close to me,

I choose to let you go,

Giving you a piece of my heart with an endless heartbeat,

I choose to let you go,

If there is no start, there is no end,

That love shall remain endless,

That love shall remain eternal.

You have one life, be yourself, who knows that you being too much is the light of someone else